Restauration du Portrait de Giovanni Poleni par Rosalba Carriera

Rosalba Carriera (1673 – 1757)
Portrait de Giovanni Poleni (1683-1761)

Vers 1735-1740
Pastel
H. 54,6 cm ; L. 42 cm 
Donation Pierre Rosenberg

Vue du portrait de Giovanni Poleni, peinture restaurée sans cadre
Rosalba Carriera (1673-1757), Portrait de Giovanni Poleni (1683-1761), vers 1735-1740, pastel sur papier, H. 54,6 x L. 42 cm, après restauration. Département des Hauts-de-Seine, musée du Grand Siècle, donation Pierre Rosenberg
© CD92/Julien Garraud

Le Portrait de Giovanni Poleni (1683-1761) exécuté par Rosalba Carriera (1673-1757) a été restauré en 2025 afin de garantir sa bonne conservation au sein du cabinet des arts graphiques du musée du Grand Siècle. La restauration a été confiée à Marianne Bervas, restauratrice d’art graphique.

Le constat d’état et le diagnostic de l’œuvre

Exécutée au pastel sur papier vergé bleu, l’œuvre, protégée par un verre, a été marouflée sur une toile tendue et clouée sur un châssis.

Avec le temps, la poussière s’est accumulée sous la vitre, contribuant à la multiplication des moisissures sur la couche picturale. Les clous rouillés et le papier adhésif fixant l’œuvre au châssis ont également fragilisé le support du pastel.

Première étape : restauration

Une fois la vitre décollée, le pastel a été minutieusement extrait de son cadre.

Les clous ont d’abord été traités en retirant la rouille au scalpel et à l’aide d’une solution stabilisant la corrosion.  Du papier japon a ensuite été posé pour renforcer les bordures de l’œuvre.

Après aspiration de la poussière, les moisissures altérant le pastel ont été éliminées au pinceau fin.

Les anciennes rehausses, baguettes de bois qui empêchent le pastel d’être en contact direct avec le verre, ont été conservées. Leur retrait risquait de déchirer le pastel.

Deuxième étape : montage et encadrement

L’ancien cadre présentait une feuillure inadaptée à l’œuvre. Afin de permettre l’encadrement, la restauratrice a créé un emboîtage à l’aide de cartons neutres, qui permet de présenter sans risques le pastel dans son cadre ancien. Un verre feuilleté antireflet et anti UV a ensuite été posé sur les rehausses de l’œuvre, avant de pouvoir réencadrer l’ensemble.