Restauration de cinq cadres ouvragés

Cadre en bois mouluré et doré
XVIIe siècle
Bois massif et feuille d’or
H. 105,5 cm ; L. 128 cm
C2024.12.1

Cadre du XVIIIe siècle en bois sculpté et doré sans tableau
Cadre en bois mouluré et doré, XVIIe siècle, bois massif et feuille d’or, H. 105,5 cm ; L.128 cm, après restauration. Département des Hauts-de-Seine, musée du Grand Siècle, C2024.12.1 © Lisa-Clémentine Guillou

Au XVIIe siècle, un tableau reçoit toujours une baguette qui vient entourer la peinture : le cadre. Formé de quatre parties assemblées avec des clefs ou des chevilles, il est destiné à protéger l’œuvre et faciliter son accrochage au mur, mais aussi à l’embellir. Le musée du Grand Siècle valorise l’art du cadre dans son futur parcours permanent à Saint-Cloud, tant par des acquisitions que par restaurations. Cinq cadres ont ainsi été restaurés par Lisa-Clémentine Guillou.

Le constat d’état

Les cadres présentaient des altérations de structure (lacunes de bois, cassures, déformations…) et des altérations des surface (encrassement, oxydation, lacunes et écaillement de dorure…). Certains cadres présentaient un encrassement dû à des restaurations antérieures pour leur donner un aspect vieilli volontaire. Sur le cadre en bois mouluré de XVIIe siècle par exemple, des projections noires ont probablement été effectuées à la brosse à dent pour imiter des déjections de mouches.

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Consolidation des écaillements de dorures

Les écaillements de dorures sont souvent causés par une exposition du cadre à des variations de températures et du taux d’humidité dans l’air. Ces expositions entraînent un assèchement et une rétractation des apprêts, cet enduit que l’on applique pour que la peinture adhère mieux au support, ainsi que des soulèvements des dorures.

Pour les consolider, les écailles sont infiltrées par un médium de consolidation à l’aide de pinceaux, puis pressées.

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Comblement des lacunes en bois

Pour combler certaines lacunes en bois, un moulage de l’ornement lacunaire sur une autre partie du cadre est effectué, à l’aide de silicone. Un tirage est réalisé à l’aide de « gros blancs » mélange de colle de peau de lapin et de blanc de Meudon. Le tirage est ensuite positionné sur la zone de lacune puis sculpté à l’aide de fers à réparer.

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Allègement d’anciennes restaurations

Lors d’anciennes interventions de restauration, les surfaces de certains cadres ont été patinés pour les rendre plus mâtes par différents jutages de couleur sombre. Cette technique est parfois utilisée afin de masquer des lacunes de dorure ou de bois.

Afin de retrouver la dorure initiale, Lisa-Clémentine Guillou a pu intervenir sur la patine en l’allégeant à l’aide d’un gel de Tylose. Le rinçage des surfaces est réalisé à l’aide d’un mélange d’eau et d’éthanol. À l’issue de cette intervention, des lacunes de dorure sont effectivement devenues visibles.

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