Restauration d’un tableau de Pierre Peyron (1744 – 1814)

Bélisaire recevant l’hospitalité d’un paysan qui avait servi sous lui
1796
Huile sur panneau de bois
H. 48,5 cm ; L. 65 cm
Inv.2020.1.340

Vue de l'ensemble du tableau, altéré par des fentes (on en voit une de loin). Scène campagnarde avec plusieurs personnages, hommes, femmes et enfants, accueillant un vieillard devant un bâtiment abîmé. Paysage de nuit.
Pierre Peyron (1744 – 1814), Bélisaire recevant l’hospitalité d’un paysan qui avait servi sous lui avant restauration, 1796, huile sur panneau de bois. Département des Hauts-de-Seine, musée du Grand Siècle, donation Pierre Rosenberg, inv.2020.1.340 © CD92 / Suzanne Nagy

Le tableau Bélisaire recevant l’hospitalité d’un paysan qui avait servi sous lui exécuté par Pierre Peyron (1673-1757) a été restauré en 2026 afin de garantir sa bonne conservation au sein du cabinet des collectionneurs du musée du Grand Siècle. La restauration a été confiée à Jonathan Graindorge Lamour pour le support et Hélène de Ségogne pour la couche picturale.

Le constat d’état

Le panneau de bois présentait une courbure très prononcée et une importante fente de 290 mm de long. Ces altérations proviennent d’un système de traverses installé antérieurement sur l’arrière du tableau, créant des tensions sur le support.

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Première étape : élimination des traverses

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Deuxième étape : stabilisation de la fente

La fente a été recollée à l’aide de colle de poisson. Des taquets ont été collés au revers pour renforcer durablement le collage et éviter que des désaffleures ne se développent si le collage de la fente venait à céder.

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Troisième étape : intervention sur la couche picturale

Après la restauration structurelle du panneau par Jonathan Graindorge Lamour, Hélène de Ségogne a procédé au nettoyage de la surface et à l’allègement progressif du vernis oxydé, avant de retirer les anciens repeints et mastics qui altéraient la lisibilité de l’œuvre. Elle a ensuite appliqué un vernis d’isolation, comblé les fentes et les lacunes, puis réalisé des retouches picturales illusionnistes afin de restituer la continuité de la peinture. Enfin, un vernis de protection final a été posé pour homogénéiser la surface et assurer la conservation durable du tableau.

Quatrième étape : aménagement du cadre « tampon »

Pour protéger l’œuvre des variations climatiques rapides, en particulier les fluctuations d’humidité, très dangereuses pour les supports en bois, le cadre a été aménagé par Jonathan Graindorge Lamour pour agir comme un tampon climatique. Le cadre a été ainsi fermé avec une vitre à l’avant et un dos protecteur à l’arrière, dans lequel le tableau est maintenu sans contrainte afin de ralentir les variations d’humidité et de température qui pourraient l’endommager.

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