Restauration de quatre reliquaires en papier roulé

Ordre de Sainte-Ursule
Reliquaire
Début du XVIIIe siècle ?
Papier gaufré, papier doré, coton et os ?
H. 44,5 cm ; L. 48,7 cm
Inv. 2025.7.742

Vue du reliquaire en bois doré, cadre sculpté et décor en relief, estimé du XVIIIe siècle
Ordre de Sainte-Ursule, Reliquaire, début du XVIIIe siècle ?, papier gaufré, papier doré, coton et os ?, H. 44,5 cm ; L. 48,7 cm, avant restauration. Département des Hauts-de-Seine, donation de Catherine (†) et Gérard M., musée du Grand Siècle, inv.2025.7.773 © CD92 / Julien Garraud

Pernelle Polpré et Astrid Gonnon ont restauré, en 2025, quatre reliquaires en papier roulé de la collection du musée du Grand Siècle. Ces reliquaires sont des tableaux constitués de fines bandes de papier, pliées, roulées et collées sur leur tranche, une technique appelée à tort « paperolles ». Elles composent des motifs souvent floraux et architecturaux. Trois reliquaires ont été conçus par les moniales de l’ordre de la Visitation de Sainte-Marie, figurant la Vierge ou encore saint François de Sales, fondateur de l’ordre. Le quatrième est issu de la production des Ursulines, peut-être de Toulouse. Ces objets de dévotion permettent d’évoquer les grands ordres religieux du XVIIe siècle.

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Le constat d’état

Les reliquaires présentaient un fort empoussièrement, des altérations de surface (usures, oxydations, décolorations) et des altération structurelles (déchirures, fissures, éléments désolidarisés, trous d’envol d’insectes…) qui nuisaient à leur bonne conservation et à leur présentation.

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Première étape : dépoussiérage et nettoyage

Le dépoussiérage a été réalisé à l’aide d’un pinceau doux, d’une poire à air et d’un aspirateur de précision. Selon l’adhérence des dépôts sur les reliquaires, le nettoyage a été effectué par pinceaux brosses et en fibres de nylon, par gommage avec des éponges cosmétiques et par lame de scalpel pour les plus persistants.

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Deuxième étape : remise en forme des papiers roulés et fixation des éléments désolidarisés

Les restauratrices ont humidifié les papiers déformés grâce à un nébuliseur, avant de les remettre en forme à l’aide de pinces et d’aimants. Les éléments désolidarisés ou mobiles ont été refixés par de la résine d’acétate de polyvinyle (PVAc).

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Troisième étape : remontage de l’encadrement des reliquaires et pose d’un système d’accrochage plus adapté

Pour réaliser les deux premières étapes, il a été nécessaire d’ouvrir les cadres des reliquaires. Ils ont été remontés avec des rubans de bordage de conservation pour offrir aux œuvres une meilleure protection contre les dépôts de poussière et d’éventuelles infestation d’insectes ou de microorganismes. Les anciens systèmes d’accrochage ont été remplacés par un système permettant d’exposer les reliquaires à la verticale.

La découverte du revers d’un médaillon

L’opération de consolidation du médaillon de saint François de Sales a permis de voir à quoi ressemblait son revers, représentant un agneau pascal.

Vue du revers du médaillon incrusté au centre du Reliquaire avec médaillon de saint François de Sales, avec agneau sculpté en relief, sur de l'os, estimé du XVIIIe siècle
Revers du médaillon du reliquaire de saint François de Sales
© Pernelle Polpré et Astrid Gonnon